La voie à suivre vers le progrès après la Conférence Afrique 20201

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EN BREF

  • L'Afrique doit parvenir à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, laquelle constitue un droit humain en outre d'un impératif moral et socio-économique.
  • La sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique reçoit une attention renouvelée et bénéficie de nouveaux engagements. Il est de plus en plus reconnu que cet objectif ne peut être atteint qu'avec un changement d'attitude positif, avec des investissements accrus et avec une gestion prudente des ressources.
  • La Conférence Afrique 2020 fait partie d'un processus consultatif à long terme cherchant à déboucher sur des actions menant à la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique. Les prochaines étapes doivent comprendre des mesures concrètes, ainsi que le développement d'un processus d'apprentissage et de changement. Des programmes de changement doivent être spécialement élaborés aux niveaux régionaux et nationaux, facilités par un processus organique et utilisant des stratégies existantes lorsqu'il y a lieu. Par conséquent, cette énonciation n'est ni une simple déclaration ni un autre plan d'investissements.
  • Les actions prioritaires sont : (1) une augmentation de la productivité agricole; (2) le soutien à une croissance économique favorable aux pauvres, notamment par un accès amélioré aux marchés, de meilleures infrastructures et une augmentation de la compétitivité commerciale; (3) l'établissement de capacités humaines et institutionnelles; (4) l'amélioration de la nutrition et de la santé, avec toute l'attention nécessaire au VIH/SIDA; (5) le renforcement de la gouvernance. Toutes ces actions requièrent de nouvelles ressources mais les bénéfices de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dépassent le coût des ressources nécessaires.
  • Le renforcement des capacités des intervenants exige que leur diversité soit reconnue et prise en compte ; Il faut également créer des conditions qui leur permettent d'exercer leur influence, augmenter leur pouvoir d'influence et d'action, ainsi que les rendre capables d'agir en leur procurant les informations et les analyses appropriées.
  • Il est impératif de respecter, protéger, faciliter et satisfaire les droits de toutes les personnes concernées par la sécurité alimentaire, particulièrement celles qui n'en bénéficient pas. Sans mécanisme pouvant créer les conditions propices à la bonne gouvernance et à l'imputabilité de tous les intervenants, aucun progrès durable ne peut être espéré.
  • Pour arriver à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, un partage des responsabilités sous forme de partenariats solides est à la fois nécessaire et prometteur. Les gouvernements africains, le secteur privé, les organisations d'agriculteurs, les organisations de la société civile et les institutions traditionnelles doivent s'engager à réaliser de façon mesurable la bonne gouvernance, à mettre en oeuvre des politiques de développement favorables aux pauvres, ainsi qu'à relever les normes en usage. Les pays riches doivent quant à eux s'engager à ouvrir l'accès à leurs marchés, à accroître les transferts de connaissances et de technologies, ainsi qu'à offrir une plus grande assistance financière. Pour faciliter les partenariats il faut des contrats clairs et mutuellement acceptés, de même que l'établissement d'objectifs réalistes, couplé avec un suivi rigoureux.
  • La mise en œuvre d'un processus décisionnel efficace et de toutes les actions nécessaires est possible avec les capacités appropriées, avec une bonne gouvernance et avec des institutions renforcées. Cette mise en œuvre doit reposer sur une forte capacité d'action des gouvernements, sur les organisations d'agriculteurs, sur des mesures incitant le secteur privé à se lancer dans l'agriculture et l'industrie alimentaire, sur les associations de consommateurs, sur les médias et sur les systèmes de santé répondant aux besoins des pauvres. En ce qui concerne la bonne gouvernance, pour arriver à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, il est essentiel de résoudre rapidement les conflits qui subsistent sur le continent africain.

1. Cette déclaration sur la voie à suivre vers le progrès après la Conférence Afrique 2020 a été élaborée par le Comité Consultatif de la Conférence (CCC), composé d'environ 35 personnalités éminentes de l'Afrique, notamment des dirigeants politiques, des leaders de la société civile, des chercheurs et des représentants des institutions parrainant l'événement. Une version préliminaire de ce document a été présentée aux membres du CCC et aux participants de la Conférence Afrique 2020, laquelle a ensuite été finalisée par un sous-comité du CCC.

Cette déclaration ne doit pas constituer un ensemble immuable d'instructions mais plutôt une série de lignes directrices, un cadre de travail, indiquant la voie à suivre vers la sécurité alimentaire et nutritionnelle de l'Afrique. N'hésitez pas à transmettre vos commentaires concernant cette déclaration à Mme Rajul Pandya-Lorch (r.pandya-lorch@cgiar.org), directrice de la conférence et chef de l'Initiative Vision 2020. Nous espérons qu'elle contribuera aux efforts de nombreuses personnes et organisations œuvrant pour que tous les Africains aient une vie saine et productive.




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