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Perspectives de la recherche
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En Afrique, les Augmentations des Revenus Agricoles Pourraient Faire Doubler les Revenus Ruraux en General
"Good News from Africa" Publie en Anglais
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Atelier International sur la Microfinance Organise au Ghana
Perspectives de la recherche
EFFETS DE LA CRISE FINANCIERE ASIATIQUE SUR L'ECONOMIE MONDIALE
La Division Commerce et Macroéconomie de l'IFPRI a entrepris en 1998, en collaboration avec l'Institut pour l'Economie internationale (IIE), un projet visant à analyser l'impact de la crise financière en Asie sur les échanges commerciaux dans le monde. Faisant appel à un modèle du commerce et de la production de notre globe, l'étude démontre les effets mondiaux des changements intervenus au niveau des taux de change et des balances commerciales à la suite des troubles financiers enregistrés en 1997-1998. Ces changements, associésaux choc de la "demande" qui ont entraîné une chute de la production se font sentir aux Etats-Unis et en Europe et vont probablement faire monter les tensions au niveau du commerce international et provoquer des appels en faveur d'une protection au niveau des importations.
Pour cette analyse, les chercheurs ont élaboré un modèle d'équilibre général informatique (CGE) qui divise d'économie mondiale en 17 régions et 14 secteurs. Il relie les régions par leurs liens commerciaux, et comprend des données détaillées sur la production par secteur, l'emploi et le commerce. Il n'est cependant pas assorti d'une dimension temps précise et ne convient pas donc pas aux prévisions trimestrielles. Il est par contre plus utile pour l'analyse des changements structurels sous-jacents qui accompagnent l'ajustement.
Le modèle de la crise asiatique est un ensemble de changements réels au niveau de la dépréciation des taux de change dans toute la région, couplés à des contractions a niveau de la demande qui limitent les possibilités de réaction de ces économies face à l'ajustement des taux de change. Ces derniers se répercutent sur toute l'économie mondiale, affectant les balances commerciales des 17 régions alors que celles-ci adaptent leurs flux commerciaux et leurs structures de production pour atteindre un nouvel équilibre.
Dans leur analyse des origines de la crise financière asiatique, les chercheurs argumentent que le "miracle" asiatique était et est toujours réel. Il s'agit d'économies fortes qui se sont bien comportées et devraient en faire autant à l'avenir. Par contre, leurs secteurs financiers n'ont pas évolué parallèlement aux performances enregistrées. Les systèmes financiers de la plupart de ces pays ont des faiblesses structurelles majeures, qui ont été exacerbées lorsque les marchés financiers du monde ont surinvesti dans les économies asiatiques. Les institutions financières d'Asie n'ont pas réussi à concrétiser ce flux accru d'investissements étrangers.
La crise a donc été inévitable. Il ne fait aucun doute qu'il faudra un accroissement des liquidités, mais l'adaptation à la crise exigera aussi d'importantes réformes structurelles ! Moyen et à long terme. D'importants changement dans le taux de change réel persisteront, et seront accompagnés de changements constants dans les balances commerciales réelles. Ces ajustements prendront des années.
La crise réduire l'absorption, ou la demande cumulée dans toute l'Asie en développement, et entraînera des glissements des balances commerciales de l'ordre de dizaines de millards de dollars, pendant que les pays de la région tentent de la régler grâce aux exportations. Cet accroissement des exportations ne s'accompagnera pas d'une montée de l'absorption dans ces pays, de sorte que leurs recettes nationales chuteront.
Les changements constatés au niveau des balances commerciales réelles se répercuteront sur l'ensemble du système des échanges commerciaux de la planète. L'accroissement du déficit commercial associé à cette crise pourrait être de l'ordre de 40 à 50 milliards de dollars US pour les Etats-Unis, et légèrement davantage pour l'Union européenne. Ces déséquilibres vont exacerber les tensions avec l'Asie et accroître les possibilités de prise de mesures officielles contre les pays d'Asie.
Jusqu'à présent, la Chine a été pratiquement épargnée par la crise. Elle a connu une remontée de son taux de change, mais l'effet en est relativement faible et une dépréciation de moins de 10 pour cent pourrait ramener le pays au niveau de comptétitivité qu'il connaissait avant la crise. Etant donné l'instabilité de la situation dans la région, et que la Chine doit faire face à d'autres problèmes majeurs (en particulier le fait qu'elle doit réformer les entreprises d'Etat et son système financier), les auteurs de l'étude recommande que la Chine ne dévalue pas. "Une dévaluation chinoise reviendrait à casser beaucoup de vaisselle pour un gain minime", a déclaré Sherman Robinson, directeur de la Division Commerce et Macroéconomie de l'IFPRI, et co- auteur du rapport.
En rendant les exportations des autres pays moins compétitives, la dépréciation réelle du yen de 1998 aura un effet négatif important sur le reste du monde, même si le Japon peut reprendre sa propre croissance. La réduction des excédents commerciaux qui pointent en Indonésie, en Corée du sud et ne Thaïlande - due à la dépréciation du yen - est supérieure aux engagements pris par le Japon en matière d'aide bilatérale aux termes des programmes mis en oeuvre dans ces pays par le Fonds monétaire international. En ce qui concerne les Etats-Unis, la dévaluation japonaise va accenter le déséquilibre de la balance commerciale et aura un impact négatif important sur la production et l'emploi dans des secteurs majeurs de l'économie américaine tels que l'industrie automobile, l'électronique et les machines-outils.
Les économistes affirment que la balance commerciale globale et un phénomène de macroéconomie et que les balances bilatérales ne comptent pas, mais cette étude indique que toute détérioration de la balance commerciale entraîne des tensions au niveau des échanges commerciaux avec les pays les plus touchés. Les auteurs démontrent que la crise en Asie produit un accroissement important du déficit commercial des Etats-Unis, surtout avec le apon et la Corée du sud, et ils en concluent, en se basant sur les tendances pasées, qu'il y aura probablement une augmentation des désaccords commerciaux.
Au lieu de déprendre d'un redressement dû aux exportations pour regonfler son économie aux dépens du reste de l'Asie, le Japon devrait appliquer des politiques par lesquelles son expansion proviendrait de la demande intérieure. Une telle stratégie peut aider ce pays à se sortir, et à tirer le reste de la région, de la récession.
D'autres détails sur cette recherche fugurent dans The Global Economy Effects of the Asian Currency Devaluation (Les effets économiques mondiaux de la dévaluation des monnaies asiatiques), par M. Noland, L. Liu, S. Robinson et Z. Wang (Washington, D.C. : Institut pour l'Economie Internationale), ainsi que dans plusieurs documents de travail et un document de politique de l'IIE.
Commentaire
LA RECONSTRUCTION AU HONDURAS
L'assistance internationale accordée au Honduras à la suite des ravages causés par l'ouragan Mitch a été généreuse et opportune. De grandes quantités de denrées alimentaires, de médicaments et autres fournitures ont été envoyées à ce pays dans les jours qui ont suivi la catastrophe. Le travail réalisé à l'IFPRI a démontré que ces fournitures ont un effet maximal lorsqu'elles sont livrées en un tout. Donner des aliments, mais sans les biens complémentaires, ne suffit pas toujours à prévenir les maladies ou un accroissement de la malnutrition.
Mais la reconstruction du Honduras va cependant bien au-delà de l'attribution de secours d'urgence. Il est essentiel que des efforts soient faits dans les moins à venir pour focaliser l'assistance sur les enfants de moins de trois ans. Plus que tout autre groupe, ils sont particulièrement vulnérables aux conséquences graves que l'ouragan Mitch rsique d'avoir sur la santé. La recherche effectuée par le personnel de l'IFPRI au Guatemala et au Zimbabwe, et les travaux réalisés par d'autres, suggèrent qu'il n'est jamais possible de surmonter certains de ces problèmes, tels qu'une croissance physique moindre. Il est possible que Mitch ait des conséquences qui dureront pendant toute la vie de ces enfants s'il n'est pas possible d'intervenir à temps.
On a beaucoup parlé, à propos de l'assistance à apporter au Honduras et aux autres pays touchés par cet ouragan, de la nécessité de fournir des denrées alimentaires en attendant la prochaine récolte. L'hypothèse implicite est alors que d'ici un an tout ira bien. Mais il est évident que ce n'est pas le cas. Mitch a réduit à néant bien davantages que les réserves alimentaires existantes : il a aussi détruit une bonne partie du capital social de production - plants de caféiers et de bananiers, camions et tracteurs, semences et houes. Il existe, dans presque tous les pays où l'IFPRI a travaillé, une relation aussi positive qu'étroite entre les biens matériels et les revenus. Il est difficile de voir comment, sans ces biens et l'infrastructure publique (routes, ponts et ainsi de suite) qui les accompagnent, les petits agriculteurs pourront produire des revenus capables de leur permettre de vivre de façon adéquate. Deux suggestions relatives aux efforts à entreprendre en matière de reconstruction découlent de ces observations. Premièrement, la reconstruction de l'infrastructure publique doit se faire grâce à une main-d'oeuvre locale rémunérée lorsque cela s'avère possible. La recherche effectuée par l'IFPRI dans le domaine des travaux publics a démontré qu'il s'agit là d'une bonne façon de réparer les ponts et les routes tout en permettant aux personnes pauvres et capables de travailler d'avoir un revenu. Deuxièment, les efforts de reconstruction doivent aussi prévoir la fourniture d'outils, de semences et d'engrais qui permettront aux petits agriculteurs du Honduras de se remettre plus rapidement sur pied. Le coût marginal de cette étape est relativement peu élevé, mais ses avantages peuvent être énormes.
A plus long terme, l'ouragan Mitch a éclairci l'importance qu'il faut attacher l'accroissement du capital humain et à la promotion du développement qui respecte aussi les ressources naturelles. Un ouragan peut détruire des ponts et des maisons, mais il ne peut pas toucher à l'éducation. Les travaux effectués par l'IFPRI au Honduras et dans d'autres pays d'Amérique centrale ont démontré que, si les agriculteurs disposent d'un régime foncier sur lequel ils peuvent dépendre, les interventions agro-forestières constituent des moyens viables permettant de lutter contre le déboisement qui a contribué aux inondations et aux torrents de boue qui ont affecté le Honduras.
Ces suggestions sont largement fondées sur des considérations économiques, mais elles ont aussi trait à un sujet plus vaste. On a généralement tendance à considérer les victimes de telles catastrophes comme des personnes impuissantes qui dépendent de la générosité d'étrangers. Ce point de vue leur fait un tort énorme. Les petits agriculteurs du Honduras, tout comme les autres dans dans le monde en développement, travaillent dur et font preuve d'esprit d'entreprise. L'assistance dont nous parlons est un "coup de main", mais sans "main tendue".
Il faut enfin évoquer le problème du financement de ces efforts de reconstruction. Au cours des 10 dernières années, la communauté des bailleurs de fonds internationaux ont eu tendance à financer les opérations de secours en réduisant les budgets consacrés au développement. Il existe des raisons bien compréhensibles à ce phénomène, mais il fait certaine preuve de myopie. Il n'est pas évidents que les objectifs de développement soient plus réalisables lorsque l'assistance aux africains ou aux asiatiques est réduite pour aider les Honduriens. Il est possible de plaider avec succès en faveur du fait que la reconstruction du Honduras requiert des ressources supplémentaires et non pas simplement la réaffectation de l'aide d'un budget à un autre. Laisser prévaloir ce dernier point fait tout simplement le jeu du prochain Mitch.
John Hoddinott
John Hoddinott est chargé de recherche adjoint à la Division Consommation alimentaire et Nutrition de l'IFPRI.
PUBLICATIONS RECENTES
LES ORIGINES DE LA FAMINE EN AFRIQUE
De nombreuses régions du monde ont souffert de la famine au XXe siècle, mais les conditions qui sont à son origine - pauvreté extrême, conflits armés, troubles économiques et politiques, et chocs climatiques - prévalent surtout maintenant en Afrique. Un nouvel ouvrage publié par Johns Hopkins University Press et l'IFPRI, Famine in Africa (Famine en Afrique), de Joachim von Braun, Tesfaye Teklu et Patrick Webb, explique les facteurs qui causent la famine, et évalue les efforts faits pour les prévenir et les atténuer.
Famine in Africa base ses conclusions sur la recherche empirique à long terme, surtout sur l'impact de la famine sur les ménages et les marchés. Les auteurs présentent les résultats de travaux effectués sur le terrain et d'autres activités de recherche entreprises dans de nombreuses régions d'Afrique. Ils nous donnent un aperçu des communautés et des pays qui ont pu prévenir la famine et de ceux qui n'y ont pas réussi.
Les famines peuvent sembler surgir soudainement, mais elles sont en fait le résultat d'une confluence de facteurs dont les conséquences se font sentir à long terme. La sécheresse ou la guerre ne suffisent pas, à elles seules, à causer la famine. Mais la sécheresse associée par exemple à une pauvreté extrême, à une base de ressources fragile et à un gouvernement inefficace peut facilement entraîner une famine.
Les conflits constituent un risque particulier de famine en Afrique parce que la guerre, combinée aux autres facteurs mentionnés, désorganise les marchés et sape le potentiel agricole ainsi que le développement économique en général. Famines, catastrophes économiques et troubles politiques se nourrissent les uns des autres et se renforcent mutuellement, ce qui crée un cercle vicieux. Dans certains cas, la famine elle-même est souvent un instrument de guerre. Alors qu'en principe les gouvernements font tout leur possible pour prévenir la famine, en Afrique, à l'heure actuelle, ils en sont souvent la cause principale.
La façon dont les marchés fonctionnent en temps de famine peut déterminer si les conditions sont graves ou non. Les prix des denrées alimentaires montent normalement en flèche lors des famines en Afrique. Mais, en Ethiopie et au Soudan dans les années 80, les marchés régionaux étaient mal reliés aux marchés principaux et même les énormes augmentations de prix ne se sont pas traduites par une augmentation du commerce des denrées alimentaires. En Ethiopie, ce sont les contrôles imposés par le gouvernement sur les marché qui ont été responsables de cet échec, alors qu'au Soudan c'est le délabrement de l'infrastructure qui en a été la cause.
Selon les auteurs, l'atténuation et la prévention de la famine sont des tâches complexes que les projets et les programmes à petite échelle ne peuvent pas accomplir à eux seuls. Pour qu'elles soient véritablement efficaces, ces mesures doivent être prises en même temps que des efforts sont faits pour instituer un contexte de paix, de politiques appropriées en matière de taux de change et de commerce, d'infrastrcture adéquate et de prix stables.
La prolifération des systèmes dits d'alerte avancée, surtout en Afrique, constitue un succès dans la prévention de la famine, selon von Braun, Teklu et Webb. Ils ont permis d'énormes progrès en alertant les gouvernements des risques de sécheresse, et en suivant le déplacement des nuages de criquets et le mouvement des prix. Mais ils sont nettement moins efficaces quand il s'agit de prévoir une guerre civile ou des troubles politiques, qui sont les causes des pires crises actuelles. En outre, les alertes avancées ne garantissent pas l'arrivée à temps des secours.
Le fait que la famine persiste en cette fin du Xxe siècle prouve que les autorités nationales et internationales n'ont pas accordé la plus haute priorité à ce phénomène. Famine in Africa affirme, en plus de ce qui a déjà été mentionné, que l'éradication de la famine exigera la mise en place de mesures visant à rendre les gouvernements responsables, à renforcer les outils administratifs permettant de reconnaître les signes avant-coureurs de stress et d'y réagir, et d'acroître la coopération internationale.
Famine in Africa: Causes, Responses and Prevention (Famine en Afrique : causes, réactions et prévention), de Joachim von Braun, Tesfaye Teklu et Patrick Webb, est disponible à Johns Hopkins University Press, 2715 North Charles Street, Baltimore, Maryland, 21218-4319 (Téléphone : 1-800-537-5487 ou 1-410-516-6957). Prix : 39 dollars E.-U. (ISBN 0-8018-6121-7, 218 PAGES).
EN AFRIQUE, LES AUGMENTATIONS DES REVENUS AGRICOLES POURRAIENT FAIRE DOUBLER LES REVENUS RURAUX EN GENERAL
A quel point la croissance rurale en général augmenterait-elle en Afrique si le continent connaissait un accroissement des revenus agricoles ? Selon un rapport rcemment publié, une poussée de la production agricole commercialisable, qui proviendrait d'une percée technologique ou d'un changement intervenant dans les prix à l'exportation, pourrait générer des augmentations importantes du revenu rural général. Par exemple, un accroissement de 1 dollar des revenus agricoles au Burkina Faso pourrait apporter entre 1 dollar et 1 dollar 88 de plus en nouvelles déoenses, surtout au niveau des articles non commercialisables comme les denrées alimentaires périssables, les services et autres biens de production locale. Et ce rapport suggère qu'en Afrique, à la différence de ce que l'on constate en Asie, le tiers le plus pauvre des ménages pourrait bénéficier encore davantage des ces liens de croissance que les plus riches.
Agricultural Growth Linkages in Sub-Saharan Africa (Liens de la croissance agricole en Afrique sub-saharienne), Rapport de recherche 107, de Chritopher L. Delgado, Jane Hopkins et Valerie Kelly, avec la collaboration de Peter Hazell, Anna A. McKenna, Peter Gruhn, Behjat Hojjari, Jayashree Sil et Claude Courbois, est basé sur des données détaillées sur les ménages, collectées dans cinq pays africains à la fin des années 1980. Il examine les effets de ramification - les liens de croissance - qui interviennent lorsque le revenu agricole supplémentaire est dépensé en bien non agricoles - bien et services - dans cinq pays africains : Burkina Faso, Niger et Sénégal en Afrique de l'ouest, et Zambie et Zimbabwe en Afrique centrale. Les multiplicateurs varient entre 1 dollar 96 au Niger et 2 dollars 88 au Burkina Faso. Tous les suppléments de revenu au- dessus de 1 dollar sont attribués à ces intercations.
Les recherches effectuées Asie prouvent qu'il existe des liens solides et positifs entre l'augmentation de la productivité agricole et celle de l'économie en général, mais la plupart de celles qui avaient été réalisées précédemment démontraient qu'ils sont nettement plus faibles en Afrique. Les conclusions offertes dans ce rapport sont cependant plus optimistes parce l'accent a été davantage placé sur la détermination des produits qui sont commercialisable et de ceux qui ne le sont pas. Les études passées classaient toutes les denrées alimentaires dans la catégorie ‘commercialisable', ce qui signifiait que tous les aliments consommés au niveau local étaient considérés comme des ‘pertes' parce que la consommation locale était soit soustraite des biens pouvant être exportés à profit, ou encourageait l'importation de davantage de denrées alimentaires. Dans cette étude, les aliments qui ne sont généralement pas échangés entre les marchés locaux, nationaux et internationaux sont considérés comme non commercialisables. Dans tous les pays africains où cette enquête a été effectuée, les ménages avaient tendance à dépenser le supplément de revenu agricole pour des articles fermiers tels que céréales secondaires, produits frais du bétail, fuits et légumes. Ils ne sont échangés qu'au niveau local dans la plupart des cas. Le rapport constate que la demande relative à ces produits peut entraîner la création d'un nombre considérable d'emplois nouveaux en zone rurale et générer des revenus pour les producteurs, mais à condition que l'on puisse trouver un moyen de faire en sorte que la poussée originale soit soutenue, et qu'il y ait une offre adéquate en produits non commercialisables que les gens veulent acheter.
Le rapport reconnaît cependant que la coissance soutenue des revenus agricoles proviendra probablement d'une augmentation de produits d'exportation traditionnels tels que l'arachide, le coton et le bétail. Mais il est aussi important que les biens que les Africains vivant en zones rurales veulent acheter soient offerts à des prix abordables si l'on ne veut pas que les gains enregistrés de l'augmentation des revenus soient étouffés par les prix élevés provenant de la rareté des produits non commercialisables. Les politiques qui encouragent l'accroissement de l'offre en produits non commercialisables aussi bien que de ceux qui le sont, sont donc d'importance capitale. En Afrique sub-saharienne, le débat sur le rôle de l'agriculture dans le développement économique se poursuit, de même que celui qui a trait aux priorités à l'exportation par opposition aux cultures vivrières. Ce rapport apporte une contribution utile ce débat.
LE SORT DES ADOLESCENTES DANS LES MENAGES DES PHILIPPINES
Bien que les adolescents représentent 20 pour cent de la population mondiale, les données qui leur sont spécifiques sont relativement difficiles à obtenir dans les pays en développement. Il en est donc de même en ce qui concerne les questions relatives à leur bien-être et à leur contribution dans les ménages. Le Rapport de recherche 108, intitulé Gender Equality and Investments in Adolescents in the Rural Philippines (Egalité entre les sexes et investissements dans les adolescents en milieu rural dans les Philippines), de Howarth E, Bouis, Marilou Palabrica- Costello, Orville Solon, Daniel Weestbrook et Azucena B. Limbo, étudie combien de temps les adolescents consacrent à certaines activités, dont les travaux scolaires et non scolaires, et comment ils sont traités par rapport aux autres membres de la famille au niveau de la distribution des aliments, des revenus et des soins de santé. Sont-ils sujets à discrimination en raison de leur âge ou de leur sexe ? Ceux des ménages pauvres sont-ils soumis à des pressions afin qu'ils abandonnent leur scolarité pour pouvoir apporter un soutien à leur famille ?
Basé sur des enquêtes effectués auprès de 448 ménages de la province de Bukidnon, dans les Philippines, ce rapport conclut que les foyers des zones rurales des Philippines sont nettement plus égalitaires que leurs homologues des les pays voisins d'Asie de l'est. Il ne constate que peu de discrimination en fonction des disparités entre garçons et filles, bien que ces dernières se livrent à des tâches ménagères alors que les premiers se consacrent surtout à des travaux agricoles, soit dans la ferme familiale, soit en tant que journaliers ailleurs. Les filles travaillent plus longtemps, mais le travail des garçons est plus dur au point de vue physique, et le fait qu'ils travaillent moins longtemps est considéré comme étant "juste".
Les filles restent scolarisées plus longtemps et passent environ 12 heures patr semaine de plus que les garçons à l'école, et ce de leur propre choix, semble-t-il. Lorsqu'une famille ne peut pas se permettre d'envoyer tous ses enfants à l'école pendant aussi longtemps que celles qui sont plus riche, les désirs et les aptitudes des jeunes sont pris en considération, quel que soit leur sexe. Les filles réussissent souvent mieux que les garçons dans leurs études et veulent poursuivre leur éducation. Les parents investissent donc davantage dans les études des filles que celles des garçons.
I semble que les enfants d'âge pré-scolaires soient favorisés au sein des ménage en ce qui concerne la distribution des aliments et la prestation des soins de santé. Il n'y a pas non plus de preuve de discrimination sexuelle. Les adolescents reçvent une bonne part des revenus des ménages pour couvrir leur frais d'habillement et autres effets personnels, ce qui compense quelque peu le favoritisme constaté en faveur des plus jeunes dans le domaine des dépenses alimentaires et de santé.
Malgré l'absence de discrimination dans les ménages échantillons, les adolescents ayant fait l'objet de cette enquête provienent de familles pauvres : il s'ensuit qu'ils travaillent dur et souffrent de régimes alimentaires inadéquats et de soins médicaux déficients. Les auteurs affirment que les programmes de nutrition ciblés s'imposent pour les filles, en particulier pour qu'elles aient le fer dont elles ont besoin, parce que leurs régimes sont peu nutritifs et de leurs besoins plus importants étant donné leurs fonctions de reproduction.
Le rapport fait appel à une analyse régressive pour évaluer les variables particulières aux décisions prises par les ménages. Etant donné que des interprétations différentes peuvent très bien être conformes à la régression d'un échantillon spécifique, des techniques ethnographiques ont aussi été utilisées (après les régressions initiales) sur un petit échantillonnage de ménages, afin d'utiliser les connaissances de l'environnement culturel et économique pour mieux comprendre les motifs appuyant les décisions prises par les parents en matière d'investissement dans leurs enfants. Les chercheurs auraient pu conclure, par exemple, que les garçons quittaient l'école plus souvent que les garçons parce qu'ils sont fainancièrement plus rentables pour les ménages, mais les entretiens ethnographiques ont démontré que ce n'était pas vraiment le cas : les garçons abandonnent leur scolarité parce qu'ils se plaisent moins que les filles dans les écoles et qu'ils préfèrent gagner un revenu plutôt que de poursuivre leurs études.
Etant donné le mélange de méthodes utilisées, la rareté des études effectuées sur les adolescents des pays en développement, et l'absence de discrimination qui a été constatée, on s'attend à ce que ce rapport serve de référence de base pour les études qui seront entreprises dans d'autres pays dans les années avenir.
L'AVENIR DE LA LUTTE PHYTOSANITAIRE
Si l'ont veut assurer la sécurité alimentaire des quelques 6,5 milliards de personnes que devrait compter le monde en développement en 2020, il faudra que les ressources vivrières, et notamment céréalières, augmentent de 70 pour cent d'ici cette date. Une lutte phytosanitaire accrue sera probablement un élément important des mesures à prendre pour accroître l'approvisionnement alimentaire des pays en développement. Dans Pest Management and Food Production : Looking to the Future (L'avenir de la lutte phytosanitaire et de la production alimentaire) (Document de sunthèse 2020 No 25), Montague Yudelman, Annu Ratta et David Nygaard évoquent les meilleurs moyens de réduire les déperditions alimengtaires dues aux parasites.
L'un des obstacles à la formulation d'une stratégie visant à améliorer la lutte phytosanitaire est, selon les auteurs, le manque de données adéquates sur les pertes réelles provoquées par les parasites et les gainsréels et potentiels des différents types de lutte phytosanitaire. Il est impératif que les méthodes d'estimation de tous les coûts et de tous les avantages de la réduction de ces pertes soient améliorées.
Le document souligne que la demande en pesticides chimiques devrait croître au même rythme que l'intensification de la production agricole par les pays en développement destinée à répondre aux besoins nationaux. L'industrie met au point des produits nouveaux, moins toxiques, moins persistents et à spectre plus étroit, en partie à la suite des pressions exercées par les groupes de défense de l'environnement des pays industrialisés. Mais les pays en développement ne possèdent pas de mouvement fort en faveur de la défense de l'environnement et leur réglementation de la fabrication et de la distribution de pesticides plus anciens et plus toxiques, qui sont moins onéreux que les nouveaux produits, laisse à désirer. Il s'ensuit que la demande pour ces produits dangereux augmente.
Selon les auteurs, la promotion de la lutte phytosanitaire intégrée (LPI) constituerait un moyen permettant de réduire l'utilisation des pesticides chimiques, mais il n'existe toujours pas de définition universellement acceptée de ce qu'est la lutte phytosanitaire intérée. Il est probable que ses formes qui seront ancouragées reposeront sur l'aspect biologique de cette lutte, associé à un usage judicieux de certains pesticides chimiques.
Les 20 prochaines années verront aussi un accroissement sensible de l'usage de plantes issues du génie génétique, mais leur effet sur l'utilisation globale des pesticides reste à déterminer, estiment les auteurs. Ces nouvelles technologies ont été élaborées par le secteur privé en Amérique du nord et en Europe. Les pays en développement n'auront pas beaucoup de choix s'ils dsirent tirer avantage des fruits de la recherche biologique. L'un d'eux pourrait être que les pays plus développés investissent dans la recherche biotechnologique adaptée aux conditions nationales. Une autre solution consisterait à franchir le gouffre technologique en arrangeant un partage des connaissances techniques avec les sociétés privés qui en possèdent les brevets.
Afin de discuter de façon plus approfondie de ces sujets, l'IFPRI a organisé le 24 septembre, un colloque coïncidant avec la publication de ce document. Montague Yudelman, Klaus Leisinger, de la Fondation Novartis pour le Développement Soutenable, et David Pimentel de l'universitéCornell ont dirigé cette discussion.
REVITALISER LE DEVELOPPEMENT AGRICOLE
Il faut, pour relever les défis que pose un marché mondial de plus en plus mobile, des structures, des politiques et des stratégies révolutionnaires. Fostering Global Well-Being : A New Paradigm to Revitalize Agricultural and Rural Development (Promotion du bien-être mondial : un nouveau paradgime pour la revitalisation du développement agricole et rural) (Document de synthèse 2020 No 26), de David Bathrick, lance un appel aux leaders politiques, aux bailleurs de fonds, au monde des affaires et aux professionnels du développement afin qu'ils commencent à prendre les mesures ncessaires pour tirer avantage de la nouvelle arène économique.
L'élément central de cette arène est le passage rapide et global des marchés natkionaux fermés (protégés et subventionnés) à des marchés ouverts qui couvrent tout le globe (compétitifs et moins subventionnés). Etant donné ce contraste frappant, le nouveau rapadigme exige l'introduction rapide d'hypothèses de travail et de stratégies radicalement différentes, surtout au niveau de celles qui ont trait au secteur agricole en pleine évolution.
L'arrivée de structures et politiques économiques nouvelles à la fn des années 1980 a mqrqué une rupture avec les économies dirigées, leur non rentabilité et leur manque de souplesse. Les systèmes éconmomiques sont davantage poussées par la demande et répondre mieux aux marchés nationaux, régionaux et internationaux. Dans les domaines clés du développement, le nouveau paradigme a davantage attiré l'attention sur le secteur privé, les forces du marché et l'intégration de l'agriculture à l'économie en général et le rôle essentiel de l'accroissement des échanges commerciaux et de la croissance économique.
A l'heure actuelle, les bénéfices de l'agriculture n'ont pas une base aussi large qu'elle pourrait l'être. La majorité des petits et moyens producteurs, qui représente entre 30 et 80 pour cent de la main-d'oeuvre, et les familles rurales ne saiant pas partie du secteur agricole, sont mal préparés à acquérir les avantages plus importants des changements qui interviennent dans l'agriculture ou à faire face à des concurrents qui étaient jusqu'alors inconnus. Quoi qu'il en soit, si les pays en développement entreprennent des réformes structurelles internes importantes - en donnant aux petits et moyens agriculteurs capables et aux entreprises agroindustrielles les connaissances, les outils et l'infrastructure et en facilitant l'investissement privé - les personnes vivant dans les zones rurales seront mieux équipées pour relever des défis sans précédent et générer des contributions qui le sont tout autant.
Bathrick décrit les éléments cruciaux d'un programe visant à créer les nouveaux systèmes alimentaires et agroindustriels. Les pays en développement devrant, par exemple , générer les capacités nécessaires pour faire progresser stratégiquement l'avantage et la compétitivité relatifs du pays ; établir un cadre politique approprié et des liens avec d'autres secteurs afin de garantir des mesures de développement efficaces ; élaborer des systèmes de marché dynamiques et des services complémentaires au niveau de l'infrastructure ; et faire appel à des pratiques de gestion des ressources naturelles visant à renforcer leur usage soutenable.
"GOOD NEWS FROM AFRICA" PUBLIE EN ANGLAIS
L'IFPRI et huit autres centres du CGIAR (et un centre affilié) ont lancé, lors de la semaine des Centres internationaux qui a été organisée à la Banque mondiale au mois d'octobre, la version anglaise de Good News from Africa (Bonnes nouvelles d'Afrique), de Ebbe Schioler. Cet ouvrage décrit comment - avec l'aide de la communauté internationale - la recherche agricole améliore la vie des agriculteurs et des familles ordinaires dans toute l'Afrique. Rédigé dans un style facile à lire pour un très grand public, il raconte l'histoire de personnes réelles vivant dan 12 communautés de Côte d'Ivoire, d'Ethiopie, du kenya, d'Ouganda et du Zimbabwe.
Un grand nombre des solutions proposées par les chercheurs agricoles semblent trop seimples, mais se sont avérées être très réussies. Au kenya, par exemple, où les sols sont stressés par une agriculture trop intense sans assez d'engrais, le Centre international pour la recherche en agro-foresterie (ICRAF) a convaincu les agriculteurs qu'ils devaient labourer leurs parcelles en y retournant les feuilles et les fleurs de tournesols sauvages qui fournissent aux sols d'amples quantités d'azote et de potasse dont ils ont besoin.
La version anglaise de cet ouvrage, qui avait été publié à l'origine en danois par le ministère des Affaires étrangères du Danemark, l'a été par l'IFPRI en collaboration avec le Centre international d'agriculture tropicale, en Colombie ; le Centre international pour l'amélioration du maïs et du blé, au Mexique ; Le Centre international de la pomme de terre, au Pérou ; le Centre international pour la recherche en agroforesterie, au Kenya ; l'Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides, en Inde ; l'Institut international d'agriculture tropicale, au Nigéria ; l'Institut international de recherche sur l'élevage, au kenya ; l'Association pour le développement de la riziculture en Afrique de l'ouest, en Côte d'Ivoire ; et le Centre international sur la physiologie et l'écologie des insectes, au Kenya. Cet ouvrage est disponible auprès de l'IFPRI ou de l'un de ces centres.
REEIMPRESSIONS
"Income and Equity Effects of the Green Revolution in the Philippines: A Macroeconomics Perspective" (Les effets de la révolution verte sur les revenus et les fonds propres aux Philippines : une perspective macro économique), de Romeo M. Bautista. Réimpression de Journal of International Development, vol. 9, No 2, 1997.
"Gender and Property Rights: Special Section" (Sexe et droits à la propriété section spéciale), compilation de Ruth S. Meinzen-Dick, Lynn R, Brown, Hilary Sims Feldstein et Agnes R. Quisumbing. Réimpression de World Development, vol. 25, No 8, 1997.
"Mitigating the Effects of Drought through Food Security and Nutrition Monitoring: Lessons from Malawi" (Atténuer les effets de la sécheresse grâce à la sécurité alimentaire et au suivi nutritionnel : leçons tirées du Malawi), de Suresh Chandra Babu. Réimpression de Food and Nutrition, vol. 18, No 1, 1997.
"Facing Donor Missions with Informed Policy Decisions: Lessons from Capacity Strengthening for Policy Analysis in Malawi" (Aborder les missions des bailleurs avec des décisions politiques informées : leçons tirées du renforcement des capacités pour l'analyse politique au Malawi), de Suresh C. Babu. Réimpression de Africa Development, vol. 22, No 2, 1997.
"Irrigation and Food Security in the 21st Century" (Irrigation et sécurité alimentaire au XXIe siècle), de Ian Carruthers, Mark W. Rosegrant et David Seckler. Réimpression de Irrigation and Drainage Systems, vol. 11, No 2, mai 1997.
"Irrigation Management Institutions in Transition: A Look Back, A Look Forward" (Institutions de gestion de l'irrigation en transition : un regard en arrière, un regard en avant), de Mark Svendsen et Ruth Meinzen-Dick. Réimpression de Irrigation and Drainage Systems, vol. 11, No 2, mai 1997.
"Discount Rates and Credit Markets: Theory and Evidence from Rural India" (Taux d'escompte et marchés du crédit : théorie et preuve provenant de l'Inde rurale), de John L. Pender. Réimpression de Journal of Development Economics, vol. 50, 1996.
"Precautionary Saving, Credit Constraints, and Irreversible Investment: Theory and Evidence from Semiarid India" (Epargne de précaution, contraintes de crédit et investissement irréversible : théorie et preuve provenant des zones semi-arides de l'Inde), de Marcel Fafchamps et John Pender. Réimpression de Journal of Business and Economic Statistics, vol. 15, No 2, 1996.
"Structural Adjustment Policies, Income Distribution, and Poverty: A review of the Jamaican Experience" (Politiques d'ajustement structurel, répartition des revenus et pauvreté : un examen de l'exérience jamaïcaine), de Sudhanshu Handa et Damien King. Réimpression de World Development, vol. 25, No 6, 1996.
"Research, Productivity, and Output Growth in Chinese Agriculture" (Recherche productivité et croissance de la production de l'agriculture chinoise), de Shenggen Fan et Philip G. Pardey. Réimpression de Journal of Development Economics, vol. 53, 1997.
"Production and Productivity Growth in Chinese Agriculture: New Measurement and Evidence" (Croissance de la production et de la productivité de l'agriculture chinoise : mesures et preuves nouvelles), de Shenggen Fan. Réimpression de Food Policy, vol. 22, No 3, 1997.
"Policy Reform and Technical Change in Egyptian Rice Production: A frontier Production Function Approach" (Réforme politique et changement technique dans la production de riz en Egypte : fonction de la production de frontière), de Sheggen Fan, Eric J. Wailes et Kenneth B. Young. Réimpression de Journal of African Economies, vol. 6, No 3, 1997.
"Why Projections on China's Future Food Supply and Demand Differ" (Pourquoi les prévisions de l'offre et de la demande alimentaires en Chine diffèrent), de Shenggen Fan et Mercedita Agcaoili-Sombilla. Réimpression de Australian Journal of Agriculture and Resource Economics, vol. 41, No 2, juin 1997.
"Rural Infrastructure and Agricultural Development in Southern Africa: A Center-Periphery Perspective" (Infrastructure rurale et développement agricole en Afrique australe : une perspective centre-périphérie), de Sudhir Wanmali et Yassir Islam. Réimpression de The Geographical Journal, vol. 163, No 3, novembre 1997.
"Hunger, Famines, and Poverty : A Few Considerations of Political Economy" (Faim, famines et pauvreté : quelques considérations d'économie politique), de Nurul Islam. Réimpression de Asia- Pacific Development Journal, vol. 4, No 1, juin 1997.
"Policy Issues in Agroforestry: Technology Adoption and Regional Integration in the Western Brazilian Amazon" (Problèmes de politique en agroforesterie : adoption de la technologie et intégration régionale dans la partie occidentale de l'Amazone brésilien), de S.A. Vosti, J. Witcover, S. Olivera et M. Faminow. Réimpression de Agroforestry Systems, vol. 38, 1998.
"World Food Markets in the 21st Century: Environmental and Resource Constraints and Policies" (Marchés alimentaires mondiaux au XXIe siècle : contraintes et politiques environnementales et au niveau des ressources), de Mark. W. Rosegrant et Claudia Ringler. Réimpression de Australian Journal of Agriculture and Resource Economics, vol. 41, No 3, 1997.
"Urbanization and Caregiving: A Framework for Analysis and Experience from Southern and Eastern Africa" (Urbanisation et prestation de soins : un cadre pour l'analyse et l'expérience en Afrique australe et orientale), de Patricia L. Engle, Purmina Mennon, James L. Garrett et Alison Slack. Réimpression de Environment and Urbanization, vol. 9, No 2, octobre 1997.
Perspectives de la recherche
ATELIER INTERNATIONAL SUR LA MICROFINANCE ORGANISE AU GHANA
Des décideurs, techniciens et chercheurs de 20 pays d'Afrique, d'Asie, d'Australie, d'Europe et d'Amérique du nord se sont réunis au début du mois de novembre à Accra, au Ghana, pour assister à un atelier intitulé Innovations in Microfinance for the Rural Poor: Exchange of Knowledge and Implications for Policy (Innovations en microfinance pour les pauvres des zones rurales : échange de connaissances et implications politiques). Se basant sur les recommandations en matière de politique, identifiées au cours de cet atelier, les participants ont endossé une déclaration reconnaissant que les institutions de microfinance rurale soutenables sont "un outil essentiel pour l'amélioration de la sécurité alimentaire des ménages, la création d'emplois, et le développement rural", et ils ont lancé un appel aux gouvernements, aux institutions financières et aux organismes de développement afin qu'ils "contribuent aux frais de démarrage requis pour le renforcement des institutions de micrifinance rurale". Cet atelier international a été oganisé conjointement par l'IFPRI, le Fonds international pour le développement agricole (IFAD), la Fondation allemande pour le développement international (DSE) et la Banque du Ghana.
L'atelier a réuni des chercheurs, décideurs et techniciens pour qu'ils partagent leurs connaissances et recommandent des interventions appropriées du secteur public en vue du renforcement des marchés financiers ruraux. "Ce qui ressort de l'analyse effectuée par l'IFPRI, est le fait que la finance rurale peut contribuer à l'amélioration de la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté non seulement en améliorant les revenus des ménages, mais aussi en les aidant à stabiliser leur consommation. Ce dernier effet peut en particulier être renforcé par l'offre de meilleurs choix d'épargne et d'autres innovations en matière de lignes de crédit en espèces et d'assurance", a déclaré Manfred Zeller, associée de recherche à la division Consommation alimentaire et nutrition de l'IFPRI. "Mais, la microfinance n'est pas une panacée en ce qui concerne le soulagement de la pauvreté, et ses effets dépendent de l'état de l'infrastructure physique et du marché, ainsi que le la disponibilité d'autres services sociaux. Sans eux, les coûts de fourniture de services financiers resteront élevés et les bénéfice seront faibles. Il faut, pour cette raison, considérer le soutien du secteur public en faveur des innovations dans le domaine des institutions de microfionance comme un complément aux autres facteurs qui affectent la croissance économique".
Dans les pays en développement, les pauvres des zones rurales doivent faire face à des contraintes sérieuses lorsqu'ils cherchent à obtenir un crédit auprès d'institutions de prêt formelles, qui exigent une garantie. Les banques ne sont pas non plus pressées d'accepter les petits montants que les pauvres veulent épargner. Alors que les clubs et institutions de prêt et d'épargne du secteur informel permettent en fait de réduire certains risques, ils ne peuvent généralement pas faire face à la demande lorsqu'il s'agit du fiancement d'investissements plus importants dans des entreprises agricoles ou non, ou qui fait suite à une mauvaise récolte généralisée. Si les institutions financières rurales qui se créent peuvent adapter leurs services à de type de demande non satisfaite, elles auront trouvé une niche rentable, a conclu l'atelier.
Au moment où les participants ont quitté Accra, il était clair qu'il s'était produit quelque chose de concret. Comme l'a noté Ruth Odera, de l'Association africaine de crédit rural et agricole, dont le siège se trouve à Nairobi, "Il y a beaucoup de connaissances et d'approches novatrices éparpillées dans le monde entier. Une réunion comme celle-ci joue un rôle extrêmement important dans le partage et le rassemblement des idées qui aident tout le monde à faire un meilleur travail, et il s'ensuit une amélioration des services offerts aux pauvres".
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