Adoption du maïs hybride en Zambie

effets sur les rôles des genres, la consommation alimentaire et la nutrition

Dans Adoption of Hybrid Maize in Zambia: Effects on Gender Roles, Food Consumption, and Nutrition (Adoption du maïs hybride en Zambie: effets sur les rôles des genres, la consommation alimentaire et la nutrition), le rapport de recherche No. 100, Shubh K. Kumar examine les raisons qui expliquent la faible productivité du maïs, principale culture de la province orientale de la Zambie, par rapport à son potentiel et suggère des mesures en vue d’accroître la productivité à l’avenir. Le rapport examine aussi les effets de l’adoption du maïs hybride sur la consommation, la nutrition, la santé, le revenu et la main d’oeuvre des ménages et sur la manière dont ces facteurs peuvent être redistribués au sein du ménage du fait de l’adoption. en particulier, la priorité accordée à l’évolution du rôle des femmes dans la gestion des récoltes et les changements qui en sont résultés dans la répartition du temps et de l’argent. Le rapport est fondée sur une étude collaborative réalisée dans la province orientale, en 1986 par l’Institut international de la recherche sur les politiques alimentaires et le Bureau des études sur le développement rural de la Zambie ainsi que la Commission nationale sur l’alimentation et la Nutrition de la Zambie en vue d’examiner les effets de l’évolution technologique sur la croissance et l’équité.

Les agriculteurs de la province orientale cultivent la variété locale de maïs pour leur propre consommation et vendent le maïs hybride. Ceci s’explique par le fait que le maïs local peut être transformé au foyer, tandis que les variétés hybrides ne se conservent pas aussi bien et doivent donc être moulues. Par conséquent, les agriculteurs ont tendance à consacrer davantage de travail au maïs qu’à la variété hybride. En outre, le maïs hybride est souvent planté après la variété locale lorsque la période optimale de culture est passée et ceci peut contribuer à donner des rendements plus faibles que prévus. Des goulets d’étranglement au niveau de la disponibilité et de la distribution des semences améliorées et des engrais sont aussi à l’origine de mauvais rendements.

Au milieu des années 80, face à la nécessité de mettre en oeuvre un programme d’ajustement structurel et de trouver les moyens de nourrir sa population urbaine en expansion, le gouvernement zambien a engagé une réflexion sur les effets de la réduction de la main mise de l’État sur les prix agricoles et les marchés des intrants et de la production. Il a estimé que les politiques de subventions et de prix encourageaient l’expansion des zones de maïs vers des zones marginales et décourageait la croissance des rendements au moyen de l’adoption de technologies nouvelles. La province orientale où les conditions sont excellentes pour la culture du maïs mais où l’infrastructure est médiocre, est éloignée des centres urbains. L’accroissement de la productivité agricole par l’adoption de technologies nouvelles, semblait indispensable à sa croissance économique à l’avenir; toutefois, faute de subventions ou d’une infrastructure améliorée, quelle incitation y aurait-il pour planter le maïs hybride?

Author: 
Kumar, Shubh K.
Published date: 
1994
Publisher: 
International Food Policy Research Institute (IFPRI)
Series number: 
100
PDF file: 
application/pdf iconab100fr.pdf(83.7KB)