Le Niger

L’effectif total de chercheurs agricoles du Niger a augmenté de façon constante jusque vers le milieu des années 90, avant de légèrement baisser. Les dépenses consacrées à la R&D agricole du pays ont évolué très irrégulièrement jusqu’en 1998, avant de chuter brutalement lors de l’achèvement d’un important projet initié par la Banque Mondiale, le PNRA. Ce projet, financé par un prêt de la Banque Mondiale, par le gouvernement national et les gouvernements français et américains, a offert un support financier important destiné aux investissements et à
l’infrastructure de fonctionnement (tels que la rénovation et la construction de plusieurs centres et stations de recherche, l’achat
d’équipements de recherche ou liés à la recherche ainsi que de véhicules). Le PNRA a aussi financé un programme de formation important qui a entraîné une grande amélioration des niveaux de qualification des chercheurs de l’institut.

L’achèvement du PNRA en 1998 a laissé l’INRAN dans une situation financière catastrophique. Son budget total a en effet accusé une baisse de 85 % entre 1998 et 1999. En conséquence, une partie de ses employés les plus expérimentés sont partis chercher des emplois ailleurs et l’institut s’est trouvé contraint de mettre fin à plusieurs programmes de recherche. Les seuls programmes restants sont ceux qui aident l’INRAN à générer suffisamment de fonds au niveau interne pour continuer à fonctionner. L’incapacité du gouvernement national à fournir des fonds à l’institut, complété par le manque d’importants projets de donateurs se profilant à l’horizon ont presque mis fin à la capacité de l’INRAN de fonctionner. De plus, de nombreux avantages obtenus dans le cadre du PNRA se trouvent sérieusement menacés d’être annihilés s’ils ne l’ont pas encore été.

Author: 
Stads, Gert-Jan
Kabaley, Mahaman Hamissou
Gandah, Mahamadou
Published date: 
2004
Publisher: 
International Food Policy Research Institute (IFPRI); et Institut National de la Recherche Agronomique du Niger (INRAN)
Series number: 
24
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